Comment j’ai déménagé de Montréal à Boston avec un visa TN

Le titre parle de lui-même : depuis le début de l’été 2018, j’ai démarré une nouvelle vie à Boston avec ma compagne. Et je me suis dit que ça serait sympa de vous partager notre expérience. Ce premier post portera donc sur les différents éléments qui ont participé au départ de cette nouvelle aventure.

Cela faisait 8 ans que j’habitais Montréal : une bien belle ville avec un rythme de vie agréable (selon moi), malgré une météo capricieuse 4 mois de l’année. Mais voilà, depuis quelques temps, j’étais en manque de challenge dans ma boîte, j’avais une boss insupportable et il y avait peu d’entreprises qui correspondaient à ce que je cherchais sur Montréal. C’est à ce moment que je me suis dit : pourquoi ne pas repartir ailleurs, même temporairement ?

Vancouver ou Austin ? Finalement, ça sera Boston.

Après quelques discussions avec ma copine, elle était totalement in et bien motivée pour bouger aussi (ça l’arrangeait même en fait). C’est ainsi que j’ai commencé à chercher à travers 3 villes qui nous plaisaient : Boston, Austin et Vancouver. Si Boston n’était pas la ville numéro 1 de ma liste, il se trouve que ça ne me gênait pas d’y retourner, d’autant plus que ça arrangeait la miss qui avait aussi une opportunité pro dans cette ville.

C’est ainsi qu’en cherchant sur Internet (Indeed et Linkedin = love for work) durant l’hiver québecois, j’ai trouvé une offre qui correspondait à ce que je visais. C’est à Boston, donc aux Etats-Unis, et il y a la question du visa… Mais bon osef, j’ai tout de même postulé. Pour vous la faire court, sachez qu’en SEO, il y a de belles opportunités à Vancouver et Boston. Austin, c’est cool aussi mais ils sont beaucoup moins chaud pour faire des visas… ok.

A Boston, l’état d’esprit est différent : la plupart des entreprises se fichent de passer par la case visa, la ville étant de toute façon assez ouverte aux étrangers (n’oubliez pas qu’Harvard et MIT sont là avec plein d’étudiants qui viennent du monde entier). C’est comme ça que j’ai fini par trouver une opportunité chez Vistaprint.

Le visa TN : merci la citoyenneté canadienne

Une bonne dizaine d’entretiens répartis sur 2 mois et demi + 1 mois pour obtenir le visa, et voilà que je me retrouve prêt à quitter le Canada en juin 2018.

En tant que citoyen canadien, j’ai découvert qu’il était possible de passer par ce qu’on appelle un visa TN : destiné aux canadiens et mexicains, il permet d’avoir un droit de travail de 3 ans renouvelable, pour peu que l’on soit rattaché à une entreprise et que le poste puisse concorder avec une des catégorie couverte par le visa. Et cerise sur le gâteau, il n’y a pas de quote :-).

Malgré mes 8 ans de vie au Canada, il m’a fallu fournir pas mal de papiers, notamment pour certifier que l’école où j’ai eu mon master en France était bien reconnue par le gouvernement français. En outre, il m’a fallu contacter certains de mes anciens employeurs pour avoir une lettre spéciale : c’est là que tu te rends compte que quitter une boîte en bon terme, ça t’aide vaaaachement !

Je ne vous cache pas que les démarches pour le visa étaient un poil plus stressantes que les entretiens. J’ai fait quelques nuits blanches mais la bonne nouvelle, c’est que ça s’est fait !

C’est à la douane que vous activez votre visa TN : en gros, jusqu’à la dernière minute, il y a un risque que le douanier vous refuse l’obtention du papier car vous allez vous présenter avec votre dossier pour la demande du visa TN (normalement, l’employeur a mis toutes les infos nécessaires pour valider l’obtention du visa, mais il y a toujours un risque). Pour se préparer à l’entretien avec la douane, voici quelques conseils qui m’ont servi :

  • Savoir parfaitement l’intitulé de votre poste et votre futur employeur.
  • Attribuer votre intitulé de poste à l’une des catégories autorisées pour le visa TN.
  • Connaître l’équivalence américaine de votre plus haut diplôme obtenu.
  • Connaître les possibilités et limites du visa pour lequel vous appliquez.
  • Ne pas mentir !
  • Répondre de manière courte et précise aux questions.
  • Si vous n’êtes pas sûr de votre date de début au travail, donnez juste une date qui suit les 7-8 jours de votre présence à la douane.

J’ai été en entretien avec un douanier pendant près de 45 minutes, correctement habillé sans trop en faire. Après cet interrogatoire et un petit 57$ à payer, j’obtiens enfin le visa TN, aggraffé au passeport : victory !

Préparer son visa TN, ça prend plus de temps que d’attendre de le recevoir.

La récompense : valable 3 ans et renouvelable si on le souhaite.

 

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