Road Trip en Sicile – Jour 5 : La Vallée des Temples

Le lendemain, à notre réveil, c’est un splendide petit-déjeuner qui vient à notre porte : jus d’orange pressé, croissant au chocolat, à la crème de pistache, pain fourré au lardon, fruits, pain, beurre et cie… Bref, largement de quoi se remplir la panse pour les prochaines heures. On va pouvoir s’attaquer à la principale attraction touristique d’Agrigente.

La Vallée des Temples… Et des vestiges

Située à 7km au Sud d’Agrigente, le Parc archéologique de la Vallée des Temples se rejoint en quelques minutes à peine. En arrivant vers 11h du matin, on s’attendait à faire la queue pendant longtemps et à affronter une masse de touristes impressionnante. Que nenni ! Il n’y avait presque personne :).

Notez au passage que le nom de l’endroit porte mal son nom. Ce que vous allez visiter n’a rien d’une véritable vallée mais plus d’une zone avec des temples alignés qui font face à la mer. Petit détail certes mais ça me paraît bien de le préciser.

Il y a 2 parkings situés aux deux extrémités du parc. Je vous recommande d’aller vous garer à celui qui est au bas de la colline pour 2 raisons :

  • Vous verrez les plus beaux temples à la fin de votre promenade.
  • Le retour à pieds se fera en descente douce.

La visite du parc se fait à pieds. Il faut compter 4.5km aller-retour. En effet, les différents temples sont alignés plus ou moins en ligne droite et une fois arrivé au bout, il faut revenir sur vos pas pour pouvoir retourner à votre voiture garée au parking.

Comptez 3€ de parking + 10€/personne pour visiter le temple : ça reste abordable vu les merveilles historiques que vous allez découvrir. Nous avons pris l’option de payer 5€ de + pour avoir un guide audio. Le surplus vous permettra d’en apprendre bien plus que ce que vous voyez derrière chaque panneau informatif mais c’est loin d’être obligatoire.

Concernant les temples, vous aurez de quoi enrichir votre culture : le Temple d’Hera et de la Concorde restent sans doute les 2 qui vous en mettront plein la vue. Pour les autres temples (notamment Zeus, Castor & Pollux, Héraclès), attendez-vous davantage à voir des ruines. Quoiqu’il en soit, la visite vaut le détour. Bloquer un bon 2h30 pour faire le tour du parc archéologique.

En route vers Syracuse

Il est maintenant l’heure de nous rendre à notre prochain destination : Syracuse. Plutôt que de prendre l’autoroute, nous avons préféré passer par la nationale et les départementales (SS 115 et SS 124) pour se rendre jusqu’à la plus belle des villes greques d’Italie.

Nous avons eu le privilège de traverser de nombreuses montagnes, découvrir la Sicile profonde en traversant des petits villages et avoir un aperçu de la partie industrielle de la province (ne vous arrêtez pas à Gela, c’est vraiment moche). Mais surtout, nous avons eu l’honneur de redécouvrir la conduite suicidaire des siciliens en montagne.

En près de 3h de route, ce n’est pas moins de 20 voitures qui ont échappé à un accident fatal grâce à de la chance. Doubler une voiture lorsque quelqu’un arrive en face à grande vitesse, c’est déjà dangereux (surtout si la personne arrive très vite). Doubler un véhicule lorsqu’il y a un virage sec à 200m devant avec 0 visibilité sur ce qui peut arriver, c’est du suicide. Et dans cette catégorie, les siciliens sont très doués. Nous ne comptons plus le nombre de fois où tout le monde se dépassait à la chaîne, en se suivant alors qu’il y avait des autos qui arrivaient en face (c’est d’ailleurs comme ça que j’ai compris qu’il est possible de faire tenir une 3ème auto entre 2 voies). Bref, du grand spectacle !

J’ai juste 2 conseils à vous donner pour vous faciliter la vie :

  • Ne cédez jamais à la pression d’un italien qui vous colle aux fesses avec son auto en commençant à accélérer.
  • Ne vous amusez pas à faire comme eux, vous n’êtes pas du coin et vous tenez à la vie.

En arrivant à Syracuse, je me suis vite rendu compte que se garder allait être aussi galère qu’à Palerme. Vu que nous étions logés dans un Air B&B, notre hôte a eu la gentillesse de nous indiquer un des rares parking public de la ville : 10€ pour 24h, ça reste honnête.

En effet, chose importante à savoir : en Italie, lorsque vous vous stationnez, il y a 3 couleurs de marquage au sol qui existent : blanche (gratuit), jaune (résidents seulement) et bleu (payant). A Syracuse, peu importe la couleur, vous devez être résident pour pouvoir stationner sur n’importe laquelle de ces couleurs donc prenez garde ! (merci à notre hôte pour ce petit détail).

Nous logons dans le quartier Ortygia de la ville qui correspond à la partie historique de Syracuse. C’est tout simplement magnifique mais pour se garer, c’est l’enfer. Notre appartement est magnifique et très bien placé (on vous le recommande, notre hôte s’est avérée super sympa).

Vu que nous étions un peu fatigués de notre journée, nous avons fait une mini balade dans les ruelles aux alentours et c’est vraiment magique : c’est vivant, beau, riche et très artistique. Nous avons dîner dans une pizzeria découvert par le plus grand des hasards dans une petite ruelle : Castello Fiorentino. On y mange très bien, les prix sont corrects et pour peu que vous baragouinez quelques mots en italien, les serveurs feront l’effort de comprendre votre anglais :D.

Après le resto, la balade digestive à travers une ville de Syracuse très calme mais toujours aussi colorée à chaque coin de rue.

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