Apprendre à faire du sirop d’érable comme les vrais !


Fin mars, en me rendant dans la région de Duhamel, j’ai pu apprendre l’ensemble du processus pour créer du sirop d’érable.

Weekend sous le soleil, écart de température important entre le jour et la nuit, les conditions étaient idéales. Les 2 jours étant similaires, je vais résumer l’ensemble des différentes étapes d’une journée de récolte.

D’abord, on enfile ses raquettes car il y a beaucoup de neige et on part en 4 roues ou à pied pour récoler l’eau des chaudières. Un seau dans chaque main et c’est parti pour la récolte. On vérifie chaque chaudière et quand on voit qu’elles contiennent pas mal d’eau, on verse le tout dans le seau. Avec 400 érables sur le terrain, on avait de quoi faire à 5 personnes… Sachant qu’un érable peut avoir 2 chaudières accrochées à son tronc.

Ensuite, toute l’eau récoltée s’en va dans le réservoir relié à la cabane à sucre. On prend une petite pompe à moteur et transfère l’ensemble de l’eau contenu dans le réservoir du 4 roues au réservoir de la cabane.
L’étape suivante consiste à faire bouillir l’eau qui s’écoule de ce réservoir dans la « machine » à faire le sirop. C’est d’ailleurs l’étape la plus longue car l’eau doit bouillir longtemps, très longtemps et à une température constante. Peu à peu, c’est la partie la plus sucrée de l ‘eau d’érable qui reste dans le réservoir.

Après quelques heures, l’eau d’érable est bientôt prête mais on en profite pour faire un petit cocktail alcoolisé. On prend une tasse, on remplit de gin à 1/4 du contenant et 3/4 avec de l’eau d’érable (encore bouillante). On déguste pendant que l’eau continue de bouillir.

Plusieurs thermomètres sont disponibles et c’est à une température précise qu’il faut vite retirer le contenu pour le verser dans la sirotière, qui contient elle-même un autre filtre pour épurer les saletés restantes et obtenir un sirop beau, bon et propre.

Une fois toute l’eau dans la sirotière, il ne faut pas traîner et vite commencer à remplir les boîtes de conserves vides avec le sirop. On remplit chaque boîte et on les scelle.

C’est un résumé rapide que je vous donne là mais j’ai trouvé ça extrêmement intéressant de connaître l’ensemble du processus. En plus d’un jour à l’autre, la couleur du sirop d’érable fabriquée n’était pas la même.

Cette couleur est dû à ce que l’arbre va nous donner en fonction de différents paramètres comme l’écart de température par exemple. J’ai eu la chance de pouvoir goûter à du sirop extra-clair : un vrai délice, ça se boit comme du petit lait !

Bref, une belle expérience qui demande de l’endurance et de la patience ! A refaire l’année prochaine.

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