La Baie des chaleurs et ma conclusion sur la Gaspésie (6/6)

La dernière grande étape de notre road trip fut la Baie des chaleurs qui constitue en fait toute la côte Sud de la Gaspésie.

De Percé à Bonaventure

Pour être honnête avec vous, j’ai moins aimé la partie Sud. Encore moins habité, on a le droit à la campagne sans les belles côtes et falaises. Certes, on trouve quelques produits du terroir assez  bons et originaux, comme par exemple cette ferme qui produit un bon vin de fraises.

On traverse également un grand village nommé Port-Daniel, qui jouit d’un paysage magnifique alternant vallées et marais. Néanmoins, c’est calme, très calme et nous n’avons pas été spécialement emballée par l’ambiance générale de la partie Sud.

Maria et Carleton-sur-Mer

Nous avons séjourné à Maria, petite ville qui s’étend sur le bord de l’eau. Au passage, il y a un très bon restaurant dans cette ville mais son nom m’échappe… Quoiqu’il en soit, si vous souhaitez vous promener, allez plutôt à Carleton-sur-Mer. Cette petite ville reste plutôt mignonne avec sa grande baie, sa plage reposante et ses bons marchands de glace. Au nord de Carleton se trouve le Mont Saint-Joseph, petite montage qui mérite le détour si l’on souhaite avoir une vue imprenable sur toute la baie.

On observe rapidement qu’à Carleton, 3 paysages se juxtaposent : la mer, la campagne et la montagne. En haut de la montagne se trouve l’église St-Joseph dont l’histoire vaut le détour. Chose amusante, devant l’église on trouve une pancarte indiquant fièrement que l’église propose du wifi gratuit… Dans quelle époque vit-on ! 😀

Et c’est à peu près tout pour la Baie des chaleurs. Il y a sans doute d’autres activités à faire mais le feeling n’était pas le même et nous n’avons pas souhaité y rester trop longtemps.

Ce que j’ai aimé en Gaspésie :

  • Les plus beaux paysages que j’ai pu voir à ce jour au Québec
  • Ça sent bon l’océan et les arbres
  • C’est dépaysant
  • On y mange bien, voire très bien
  • L’Isle-Verte, le meilleur teaser de la Gaspésie (j’y retournerai)
  • Le Parc National, Sainte-Anne-des-Monts et l’Île Bonaventure
  • La gentillesse des habitants
  • Les possibilités pour faire de la randonnée
  • L’état des routes
  • La route 132, magnifique sur toute la côte Nord

Ce que j’ai moins aimé :

  • Vraiment rien pour faire du shopping à part 3-4 fermiers
  • Si tu n’aimes pas la mer ni les espaces verts, oublie tout de suite !
  • Pas si bon marché que ça, surtout les restaurants
  • Certaines zones un peu trop vides
  • C’est loin en “tabernouche” (prévoir 2800km pour faire la boucle depuis MTL)
  • Gaspé
  • Le côté “touristique” de Percé, même si ça reste un très beau village accueillant
  • La Baie des chaleurs, sans surprise comparé à la Haute-Gaspésie et à la pointe

Verdict : à faire au moins 1 fois dans sa vie, surtout si on habite au Québec !

Mont-saint-joseph-gaspesie

Carleton-sur-mer

Voilier-carleton-sur-mer

Vue-Carleton-sur-mer

Gaspésie : Percé et l’Île Bonaventure (5/6)

Durant cette partie du road trip, nous étions dans la Pointe, l’extrême Est de la Gaspésie. A ce stade, comptez un bon 12h de route depuis Montréal.

Je ne m’attarderai pas sur Gaspé : bien qu’étant la capitale de la Gaspésie, elle n’a aucun attrait touristique et ne fera rêver aucun touriste. En revanche, elle rassure sur le plan économique puisque c’est ici que nous avons vu pas mal d’entreprises.

Après un bref arrêt dans la ville, direction Percé, à environ 1h15 de route plus au Sud. Une fois arrivé sur place, c’est la découverte du petit paradis de la Gaspésie. La beauté de cette petite ville est à la hauteur de la distance qui la sépare de Montréal…

Le village de Percé

Dès l’arrivée, nous étions en train de mourir de faim et le bistro Les Sacs à vin a attiré notre attention. Super convivial et avec une bonne dose d’humour, le propriétaire/serveur nous a vraiment bien servi. C’est simple mais bon et le rapport qualité/prix est pas mal du tout. Si vous revenez le soir, il y a des chances pour que vous puissiez boire votre boisson autour d’un grand feu de joie que le proprio fait de temps en temps.

Nous dormions au gîte A l’abri du vent. De vous à moi, ça a été certainement le meilleur gîte que nous ayons fait en Gaspésie. Ginette sait recevoir ses invités et notre chambre était grande, propre et fournie. Mais c’est surtout le petit déjeuner du matin qui était juste ahurissant : cupcakes maison excellent, pain au noix maison, confitures et tartes maison, la totale ! Et en plus, c’était juste ultraaaaa bon ! Bref, le matin, on peut dire qu’on partait en expédition le ventre plein.

Percé peut se faire quasiment entièrement à pied. Passez devant l’église, elle vaut le détour (on dirait un mini château-fort). N’hésitez pas à vous balader le long de l’océan, c’est agréable. Quelques petites boutiques, pas mal de bons restaurants, vous pouvez faire le retour par les planches proches de l’eau.

Néanmoins, j’ai préféré le Nord de la village et pas seulement à cause du Rocher. Il y a une petite dune avec un point de vue en haut assez sympa. Le droit de passage est de seulement 1$ mais une fois en haut, on a un beau point de vue sur la vallée, la ville et le rocher. A part ça, il y a un pub pas trop mal qui propose la bière locale, ainsi que quelques restaurant dont le très bon La Maison Mathilde.

A marée basse, il est possible d’aller se promener autour du rocher à pied mais nous n’avons pas eu l’occasion de le faire. Pas grave, il y a de nombreux points de vue à découvrir qui donnent pile dans l’axe du Rocher.

L’île Bonaventure

Comptez une bonne demi-journée pour visiter l’île sans se presser. Elle n’est pas grande mais la végétation et les animaux sont nombreux. Attention, selon la météo, il est possible que certains sentiers soient fermés. Lorsque nous y étions, il n’y avait plus qu’un sentier et demi d’ouvert, ce qui a un peu limité la promenade mais l’essentiel est d’aller découvrir et contempler le sanctuaire des Fous de Bassan.

En effet, lorsque vous arrivez à l’Est de l’île, vous pouvez les voir et les compter… Par milliers : tout simplement impressionnant ! Des oiseaux partout, vraiment partout : ils mangent, crient, se reproduisent, volent et pêchent. On peut observer l’ensemble de leur écosystème en quelques minutes ou plus. Ils sont habitués à voir les humains donc ils n’auront pas peur de vous et je vous déconseiller de jouer aux cons avec eux… Vous avez déjà vu le film “Les Oiseaux” Hitchcock ?

Quoiqu’il en soit, c’est un phénomène assez unique dans le genre qui mérite le détour. N’hésitez pas à rester longtemps, on ne se lasse pas du spectacle, tant qu’on supporte l’odeur des oiseaux ! On en profite pour pique-niquer sur place (à l’Ouest de l’île bien sûr, sauf si vous ne tenez pas à votre casse-croûte). A faire au moins une fois dans sa vie !

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Gaspésie : De la côte Nord au Parc Forillon (4/6)

On poursuit le road trip vers le Nord-Est de la Gaspésie.

La route est toujours aussi magnifique, ainsi que le temps, constamment ensoleillé. On traverse plusieurs micro-village, dont la Martre, qui possède d’ailleurs un magnifique phare rouge.

En continuant un peu, on finit par s’arrêter dans une poissonnerie qui fait ses propres sashimi de saumon mariné à l’érable : impossible de résister. Une pochette pleine, un peu de mousse de crevette, des craquelins et voilà, le repas est fait et prêt à être dégusté, au bord de l’eau.

En continuant un peu, nous avons traversé Petite et Grande Vallée. Les 2 villages n’ont rien d’exceptionnel mais Grande-Vallée possède un glacier qui propose plus de 100 parfums différents ! C’est également ici que démarrait l’exposition de photos “Rencontres internationales de la photo en Gaspésie“. Enfin, on y trouve également une boutique qui possède plusieurs produits et fabrications issus du Cercle des fermières. Sachant que ce n’est pas du tout notre style, nous avons plutôt fait demi-tour vers le marchand de crèmes glacées.

A ce stade du road trip, on est en droit de parler définitivement de l’océan et non plus du fleuve Saint-Laurent. Les 2 rives sont très espacées et l’eau possède une quantité de sel assez impressionnante.

C’est en fin d’après-midi que nous arrivons à notre prochaine escale, l’Anse-au-Griffon, petit village paisible mais très étendu.Les falaises avaient disparu mais les vallées prospèrent dans le coin et le bord de l’eau n’est plus très loin de la route. Notre gîte était celui des 3 ruisseaux, que l’on vous recommande chaudement.Pour manger un morceau, il n’y avait pas 20 choix disponibles, mais on a été plutôt satisfait du Café de l’Anse : des plats du coin mais des prix qui étaient un peu trop élevés à mon goût.

C’est également dans cette partie de la Gaspésie que se trouve le Parc Forillon. Ce parc, 2ème plus célèbre après le Parc National, mérite également le détour, surtout si on s’intéresse aux animaux de la mer. En revanche, nous l’avons trouvé vraiment moins sauvage dans le sens où de nombreuses routes l’entourent et plusieurs haltes sont aménagées un peu partout, cassant alors un peu le paysage que l’on peut observer.

Bon point en revanche, nous avons eu la chance de pouvoir monter tout en haut d’une tour en bois qui permet d’avoir une vue splendide sur le parc, l’extrême côte Est de la Gaspésie et toute la région autour : vraiment magnifique. Les baleines et les phoques étaient évidemment de la partie, ainsi que quelques couleuvres dans les bois.

Si vous ne devez faire qu’un seul parc, j’aurai plutôt tendance à vous recommande le parc National de la Gaspésie, sauf si vous êtes un inconditionné de l’eau et du sable. Quoiqu’il en soit, ça reste très joli et les quelques malheureux qui louaient des kayaks devaient faire face aux phoques qui certes ne les attaquaient pas, mais essayaient de grimper sur le kayak et renverser les occupants “just for fun”… Vous êtes prévenus.

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Gaspésie : Le Parc National et l’orignal (3/6)

Durant notre séjour dans la région de Sainte-Anne-des-Monts, nous avons eu la chance de faire une randonnée dans le magnifique Parc National de la Gaspésie. Situé en plein centre de toute la région de la Gaspésie, ce parc est vraiment grand et surtout très beau à visiter.

Parmi tous les choix de sentiers qui s’offraient à nous, nous avons choisi celui qui monte en haut du mont Ernest-Laforce à 820m d’altitude. Beau temps, la fin de l’après-midi était sur le point de s’annoncer. Cette randonnée fut tout simplement génial dans le sens où nous avions plusieurs points de vue sur toute la vallée du Parc. Les arbres et les fleurs sauvages font de ce Parc mon préféré de la Gaspésie (bien plus sauvage que le Parc Forillon à mon goût).

Il y règne également un calme sauvage saisissant. Nous n’avons croisé quasiment personnes et les seuls bruits que nous entendions étaient ceux de la nature.

Comble du bonheur, peu avant la fin du parcours, nous sommes tombés nez à nez avec un orignal. Alors tout d’abord, sachez que c’est un animal assez grand (la taille d’un cheval) mais avec une face de simplet. Ce n’est pas un carnivore et à mon avis, ils ont l’habitude de voir des humains car il a marché jusqu’à 1 mètre de ma face environ, en train de brouter tranquillement son herbe. Il se fichait bien que je prenne des photos des lui, même si à bout portant, on fera attention à ne pas faire le con. On avait presque envie de le caresser…

Quoiqu’il en soit, j’espère avoir l’occasion de retourner dans ce parc pour faire une randonnée un peu plus longue. Une merveille de la nature, tout simplement !

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Gaspésie : Sainte-Anne des Monts et ses alentours (2/6)

Après un peu plus d’une journée à l’Îsle-Verte, retour à la terre ferme pour notre prochaine destination : Sainte-Anne-des-Monts.

La route 132 qui longe la Haute-Gaspésie est tout simplement sublime. On est près de l’eau et on traverse plusieurs villages situés entre d’immenses falaises. Plus on se rapproche de l’eau, plus le vent est frais. A contrario, la route qui s’enfonce dans la terre permet de gagner 2 à 3 degrés.

En route, nous avons fait une halte à Matane. Cette petite ville animée nous a plu pour son poste d’observation de la montée des saumons dans la rivière. C’est assez intéressant de connaître le fonctionnement exact du cycle de vie des saumons et de pouvoir en plus en profiter pour en observer quelques uns. La ville de Matane, en revanche, ne nous a pas séduite par sa beauté. Certes, il y a du monde et ça reste animé pour une petite ville de Gaspésie mais malgré tout, on y va vraiment pour observer la remontée des saumons. On constate surtout que la région qui l’entoure possède beaucoup d’éoliennes.

Une fois arrivé à Sainte-Anne-des-Monts, nous avons été séduits par cette petite ville. C’est une ville en bord de l’eau sans prétention mais avec un certain charme. Le beau temps nous a permis d’avoir un magnifique coucher de soleil et on vous confirme que l’Auberge la Seigneurie est une belle place où dormir.

Le poissonnier du coins faisant aussi restaurant, nous avons pu manger quelques bons produits frais en guise de dîner. Si le calme règne en journée dans ce village, ce n’est pas spécialement le cas le soir où tous les jeunes zozos du quartier sortent avec leur voiture “pimpées”. Ça a l’air d’être pas mal à la mode dans le coin et s’il s’agit juste d’une question de goût, c’était un peu lassant qu’ils passent et repassent sans cesse devant le restaurant où nous mangions… Bref !

Hormis ça, Sainte-Anne-des-Monts vaut le détour, ne serait-ce que pour son aquarium. La visite est intéressante car vous avez l’occasion de manipuler pas mal d’animaux marins, tout en découvrant les espèces du coin. Pas très long mais fun à faire et puis les habitants nous ont paru très gentils et pas mal décontractés.

Enfin, non loin de Sainte-Anne-des-Monts se trouve le parc national de la Gaspésie qui fait l’objet d’un autre post.

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Sur la route de la Haute-Gaspésie
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Coucher de soleil à Sainte-Anne-des-Monts
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Quelques éoliennes de la région de Matane

L’Isle-Verte : le bijou historique du Bas Saint-Laurent (1/6)

Durant une dizaine de jours, je suis parti faire un road trip en Gaspésie. Cette région, fort bien éloignée de Montréal m’intriguait depuis longtemps et je peux déjà vous dire que je n’ai pas été déçu. Mais reprenons du début.

La première halte du voyage s’est faite dans le Bas Saint-Laurent, sur l’Isle-Verte. Si l’Îsle-Verte est un village, c’est aussi une île uniquement accessible par un traversier. Cette île a également la particularité d’héberger le plus vieux phare du Québec. On laisse donc la voiture sur le continent, on prend nos petits bagages et on embarque.

Une fois arrivé, notre hôte vient nous chercher en voiture. Il faut dire que sur l’île, à part 2-3 petits restaus, 1 traiteur, 1 école, 1 église et un poissonnier, il n’ y a rien du tout. Vous avez intérêt à apporter votre vin et votre cash sur vous ! Nous avons logé au nord de l’île, tout près du phare, dans la maison du gardien, qui a été réaménagé en B&B. Cette zone, plus sauvage que le reste, se situe vraiment au bord de l’eau avec… Le phare évidemment. Pour y accéder, un simple  chemin de terre et une belle pente à 17%.

Premier constat : l’endroit est magnifique, sublime et incroyable ! Le calme et l’atmosphère marine règnent au Nord de l’île, le tout accompagné par les éclairages réguliers du phare qui est toujours en activité. Seule ombre au tableau : les moustiques, qui étaient venu en famille ce soir-là. Quoiqu’il en soit, à 4h30 de Montréal, on tombe déjà dans un paysage qui nous dépayse totalement.

Sur l’île, le constat est très clair : pas de banque, pas d’endroit qui prend la carte débit/crédit, tout se paie en cash et on se déplace à pied ou en vélo. Notre hôte a tout de même été sympa de nous prêter son auto un soir pour se rendre à l’Echouerie, petit restaurant gastronomique à l’autre bout de l’île. Attention, pensez à réserver car l’endroit n’a que 12 places. La bouffe est succulente. Plats raffinés, proprios super sympas, on a eu le droit à une véritable table d’hôte avec les spécialités du coins pour un prix plus que raisonnable.

Hormis cela, prendre le temps de savourez le magnifique paysage, faire des ballades à pied et en vélo, se relaxer, admirer un beau coucher de soleil et tester la mousse de crevettes faite maison de la seule poissonnerie de l’île constituent 99% des activités à faire. Ça a l’air léger comme ça et pourtant, sachez que j’y retournerais bien sur cette île, ne serait-ce que pour une longue fin de semaine tant on prend notre temps pour admirer un bout somptueux du Québec tout en prenant le temps de se ressourcer.

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